Atelier de Diane Boilard, SCA
La Joie de l'Aquarelle dans Lanaudière
04 juin 2011
avec Diane Boilard, SCA

 

Samedi, 4 juin 2011

 

Création et liberté à l'aquarelle à travers l'univers floral.

Avec Mme Diane Boilard, SCA

 

Peintre autodidacte de plus de 25 ans, Mme Diane Boilard, aquarelliste enthousiaste, a su nous transmettre cette impulsion intarissable qu’est l’aquarelle.

Lors de cet atelier (4 juin 2011), Mme Diane Boilard nous invite à découvrir et à tirer profit des différents matériaux pour l’aquarelle.

Par ses connaissances rigoureuses, elle nous renouvelle certaines nécessités que nous devons appliquer dans nos œuvres afin de bien traduire nos émotions profondes.

Cet art, selon Mme Diane Boilard, doit répondre à la transparence, à la lumière, au mouvement, aux textures, aux valeurs de regroupements des formes, de la dynamique des couleurs. 

C’est dans cette vaine que Mme Diane Boilard se perfectionne et qu’elle a su nous partager ses compétences d’aquarelliste.

 Madeleine Dontigny

 

 

Papier:

Papier Canson #100 de 140 lbs, réversible cold et hot press; elle utilise le côté du cold press. C’est un papier qui gonfle un peu plus lorsqu’il est mouillé. Les couleurs pénètrent à l’intérieur mais il a la capacité de restituer les espaces au blanc sans difficulté..

Le papier n’est pas trempé mais collé sur un plexiglas  et sans montage. Elle travaille sur un très grand format.

Pinceaux :

Durant toute sa démonstration, Mme Diane Boilard utilise un pinceau plat de 1 ½ pouce. 

Pigments :

Mme Diane Boilard favorise les pigments transparents ou semi-transparents.

Voici une partie de sa palette de couleurs :

Ø      vert gold, vert shadow, vert turquoise, périlen, marron, bleu phthalo, teal blue de Daniel Smith, French ultramarine, jaune gomme- gutte nova (Gamboge Nova), jaune oxyde de Rembrandt, jaune indien, quinacridone gold, magenta, alizarin, rose permanent, gold doré, sépia, les ocres et les terres. 

« Aquapasto ».

Cette journée d’atelier avec Mme Boilard débute par la connaissance d’un nouveau produit « Aquapasto » de Winsor & Newton. Ce produit est un médium à épaissir pour l’aquarelle et la gouache. En le mélangeant avec de l’eau, l’aquapasto réduit également la fluidité et le dégorgemnt du lavis. Ce produit est à base de gomme arabique et de silice.

1ère étape :

Mme Boilard  prépare l’aquapasto (grosseur d’un 25 sous) avec de l’eau, une spatule et un petit plat pour rendre la pâte plus légère. Elle dépose et étend l’aquapasto à certains endroits de son choix sur le papier Canton. Avant de peindre, elle emploie le séchoir.

2e étape :

Avec la photo, elle la décompose pour identifier les couleurs à préparer.

Puis, elle vérifie les mouvements des fleurs, les valeurs à exécuter et le regroupement des formes. C’est ainsi qu’elle étend l’eau à certains endroits, fait des taches et regarde les couleurs. Selon le besoin, elle ajoute d’autres pigments. Mme Boilard travaille en négatif pour faire ressortir la forme des fleurs. Elle secoue sa feuille d’aquarelle pour fusionner les teintes entre elles ou tout simplement, elle souffle sur le liquide pour diviser cet amas de pigments qui donnera une belle forme inattendue.

Elle conserve la même analogie de couleurs afin de continuer dans le bas de sa feuille d’aquarelle. Tout en laissant de bons espaces blancs, Mme Boilard met d’autres pigments pour former des fleurs; en ajoutant de l’eau avec une pipette ou une seringue, ceci adoucit les formes et les valeurs.

3e étape :

Avec un carton (papier d’aquarelle usagé), elle dépose différents pigments humides et épais en forme de pétales ou selon un motif afin de créer une impression, rien au milieu de ce carton. Par la suite, elle retourne et oriente ce carton à différents endroits sur l’aquarelle. En ajoutant de l’eau, elle structure les formes et les valeurs en estompant les teintes trop fortes.

4e étape :

Mme Boilard fait un lavis (eau + pigment + séchage) avec sépia, ultramarine et la pâte d’aquapasto : elle dépose ce pigment, elle l’étend en même temps pour accentuer les parties des fleurs en négatif; ainsi, elle crée le dessin voulu.

Toujours avec des jets d’eau, elle fortifie ses valeurs, travaille les parties blanches et en secouant l’aquarelle, elle obtient des lignes pour créer d’autres formes. C’est ainsi qu’elle balance l’ensemble de son tableau pour ne pas  diriger tout l’intérêt dans un coin. À l’occasion, elle dessine des structures, elle localise des fleurs par des lignes droites, courbes et diminue la rigidité de certaines lignes.

Elle vérifie les couleurs chaudes / froides en tournant le tableau dans différentes directions pour voir possiblement une autre vision de son tableau. Elle laisse sécher avant de déterminer la suite et de faire d’autres lavis. Elle nous répète qu’il faut sécher le  papier avant de procéder à une autre application de couleurs, c’est à dire un autre lavis. 

Mme Boilard nous avoue en avoir déjà superposer jusqu’à une dizaine de couches.  La couleur est toujours vive et lumineuse.  Les négatifs sculptent les tiges, les pétales et les feuilles. Ce qui fait que les couleurs deviennent un peu plus foncées.  Elle ajoute des perceptions graphiques avec des « crayons d’aquarelle » pour définir les fleurs. (Mouiller le bout du crayon et dessiner la forme en courbant la pointe du crayon afin de tracer soit une ligne, une courbe ou simplement des points)

 

Madeleine Dontigny

 


 

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                                           2006:     

 

 

 

 
 

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