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La Joie de l'Aquarelle dans Lanaudière Portraits d'artistes Année 2004 |
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Daniel est né à Terrebonne en 1952. Il a un frère et six sœurs qui ont certainement dû subir ses taquineries! De son père, il a hérité d’un indéniable talent de bricoleur et d’artiste. Sa mère, imaginative dans l’âme, incitait les enfants à créer à leur tour. Sur la table de pique-nique, elle leur fournissait le matériel nécessaire afin qu’ils puissent dessiner ou faire de la poterie. Les enfants Dumas recevaient aussi d’immenses cartons qui, tour à tour, devenaient des chars allégoriques ou des maquettes amusantes. Dès lors, Daniel rêvait de faire de la sculpture, de la peinture et d’avoir des chevaux. À treize ans, il travaillait déjà chez Auca Signs, publicitaire. Daniel y a appris le lettrage et comment choisir et prendre soin de ses pinceaux. Il a peint plusieurs enseignes-néon (c’était la mode!) et une immense bande-dessinée dans un bar. À l’école, ses travaux étaient parsemés de points d’interrogation qui devenaient des dessins. Inspiré par Normand Hudon, Daniel adorait faire des dessins à partir d’un trait de crayon qu’il avait tracé d’une main leste. En fait, tous les professeurs pensaient que notre petit Daniel ( peut-on penser qu’il a déjà été petit?) était lunatique. Selon lui, Daniel ne manquait pas vraiment d’attention, c’est seulement qu’il était captivé à voir toutes sortes de formes dans les nuages, les ombres et lumières, le givre, etc. Il est un pionnier des premiers étudiants cégépiens. Il se destinait alors comme vétérinaire ou agronome. Il a donc étudié en sciences de la santé pour se diriger par la suite en agronomie au Collège Mc Donald de l’Université Mc Gill. Toutefois, la vie et l’amour l’ont plutôt amené à s’établir sur une terre agricole, choisissant alors de travailler à la Coop et pour les groupements forestiers. Depuis vingt ans, il travaille au Cégep de Joliette, d’abord au département d’agriculture et maintenant comme technicien en biologie où il seconde très bien le professeur. |
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Son intérêt pour l’aquarelle s’est produit au printemps 1999, aux Iles de la Madeleine. Il y a offert un ensemble de pinceaux et de pigments d’aquarelle à son amie et s’est procuré du matériel pour dessiner. Cette même dame a commencé à suivre des cours d’aquarelle à l’atelier de Pierre Robert, au Lac Stevens. Galant, Daniel allait la chercher après ses cours et s’intéressait de plus en plus au médium. Il assistait souvent aux critiques constructives qui se donnaient entre les artistes à la fin du cours.Lorsque Luigi Tiengo, aquarelliste émérite, est venu donner un atelier, Daniel est vraiment tombé sous le charme de l’aquarelle. Il est entré dans le cercle d’amis qui étaient des passionnés de l’aquarelle. On pourrait dire qu’ils étaient les fondateurs de « La joie de l’Aquarelle ». Se sont alors succédés les cours et ateliers à un rythme effréné. Daniel est avant tout un amoureux du dessin. La technique de l’aquarelle l’intéresse aussi vivement car elle lui pose un défi. Même s’il a expérimenté d’autres médiums, il aime l’aquarelle pour sa vitesse d’exécution et sa transparence. Sa recherche actuelle est la justesse du geste. Il ressort de ses aquarelles et de ses esquisses, un grand souci pour le dessin bien fait. Il peint souvent des habitations telles des cabanes, des églises, des édifices publiques et même les toits des maisons qui l’entourent. Ses autres sujets de prédilection sont des scènes marines où de vieux bateaux sont échoués. De son propre aveu, Daniel n’est pas très discipliné en peinture. Il mène une vie fort occupée… Il est un père attentif pour ses quatre filles et son garçon. Il savoure ses heures en compagnie de sa toute belle petite-fille. Il est un rénovateur hors-pair. Il s’adonne à plusieurs sports tels que le patin à glace, le ski de fond et le patin à roues alignées. Il adore danser et faire de l’équitation. Musicalement, le blues et le jazz l’interpellent. Il est un fervent admirateur de Jacques Brel et de Gilles Vigneault pour leur poésie réciproque et leurs écrits qui rejoignent sa faculté d’émerveillement. Finalement, tous ceux qui connaissent Daniel savent bien quel cœur d’or bat en lui. Il est toujours prêt à aider, que ce soit pour dépanner un ou une ami(e) ou installer le grand miroir qui aide nos artistes-invités à démontrer leur savoir-faire. Il est de ces hommes qu’on croise et qu’on remarque pour leur sensibilité, leur humour et leur exceptionnelle gentillesse. Dire que c’est un grand homme dans tous les sens du mot n’est sûrement pas exagéré. Je vous laisse regarder quelques-unes de ses œuvres.
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Et
maintenant, prenez le temps d'admirer quelques tableaux de
notre artiste invitée. |
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