La Joie de l'Aquarelle dans
Lanaudière |
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Patricia Fréchette nous a fait un compte rendu de l'atelier . . . Merci Patricia.
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Atelier de Cécile Fafard par Patricia Fréchette 14 octobre 2006
Sujet : Des fleurs (Cécile Fafard peint des fleurs depuis 1983) Papier utilisé : Winsor & Newton 300lbs.
Démarche artistique, quelques notes philosophiques… Voici ce que j’ai retenu :
Pour peindre, pas besoin de détails, mettre l’accent sur la forme et la couleur, les accords et les contrastes. Il y aura plus de précision dans le centre d’intérêt mais autour, pas de détails, pour que l’œil qui regarde le tableau devienne créatif à son tour. Avant de commencer l’œuvre, s’exercer à faire plusieurs croquis en tenant une fleur dans sa main et en la positionnant de différentes façons. On dessine la fleur comme si c’était une signature, on ne lève pas le crayon, on exagère les formes, on interprète. Cécile peint son tableau en utilisant du pigment frais et un pinceau plat. Sa technique est gestuelle, plusieurs petits coups de pinceau, elle travaille avec la pointe et la tranche, elle varie son geste. Elle commence dans le coin droit en haut de la feuille, quelques coups de pinceau plat pour faire le fond du tableau. Elle dessine des pétales au pinceau qu’elle essuie souvent avec un essuie-tout. Elle s’inspire de ses croquis de fleurs placés devant elle. Elle ne suit pas toujours les quelques lignes de crayon qu’elle avait posées sur son papier d’aquarelle. Les pétales ressemblent à de grosses taches. Ensuite, avec le traînard et une couleur foncée, elle dessine quelques lignes qui nous font percevoir une fleur. Cette fleur n’est pas de style photographique, elle n’est pas cérébrale, elle es plutôt créative, imaginaire. Elle dessine aussi au traînard des contours de feuilles, sans trop s’occuper de son dessin, et elle brise la ligne avec son pinceau de caoutchouc. Pour atténuer une tache trop foncée, dans le fond par exemple, elle applique un peu de jaune avec une brosse sèche. Pour le bas du tableau, mélanger les couleurs qui sont dans la palettes, étendre la couleur avec un pinceau large, asperger avec la bouteille d’eau cette partie et placer la feuille à la verticale pour faire travailler l’eau et le pigment. Attendre, et sécher. Dessiner le pot en faisant du relevé. À mesure que les fleurs apparaissent, c’est le tableau qui mène l’artiste. On le regarde, et on voit comment le poursuivre. On accepte ce qui est déjà fait et on trouve une façon de le continuer. Peindre est un acte d’humilité et non un acte d’orgueil.
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Démonstration de la journée . . .
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Voici quelques oeuvres de Cécile Fafard, SCA
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